Un récent projet de loi sur la mobilité dans la fonction publique autorisera les collectivités à recourir aux services d'entreprises de travail temporaire. "Pourquoi pas ?" répondent les responsables des RH, mais à condition d'utiliser les intérimaires avec modération. Pour certains, cette proposition n'a d'autre enjeu que de privatiser un marché et de banaliser l'arrivée de salariés sous contrat privé. Les entreprises d'intérim sont en effet en pleine crise, elle voient donc dans la fonction publique un nouveau marché particulièrement intéressant : pour elles, cette loi tombe à pic. Pour d'autres, l'intérim doit être utilisé, mais doit rester maîtrisé : l'intérim ne doit pas en particulier devenir un substitut à l'emploi permanent. Mais beaucoup sont confiants dans une utilisation mesurée d'une possibilité qui rendra de grands services : "laissons les collectivités libres de recourir à l'intérim pour des raisons notamment de continuité du service public". Pour plus d'informations à ce sujet, lire notre article : "intérim : l'emploi à la carte ?", rubrique "au sommaire du dernier numéro"
Envoyé par TECK TECK | 03/08/2011 à 09:29
Ce serait une privatisation de la fonction publique. La supression de nombreux postes de fonctionnaires existe déjà, il ne manque plus que la privatisation massive des emplois pour ne laisser que les fonctions régaliennes. NOUS N'EN VOULONS PAS!
Envoyé par castel | 04/12/2010 à 21:35
Il suffit de lire le livre de Florence Aubenas pour se rendre compte des dégâts humains faits par les emplois précaires.
Les collectivités locales et l'Etat abusent déjà des CDD à temps complets ou incomplets...
Envoyé par geronimo | 04/12/2010 à 19:59
a condition que les concours soient plus specialises pour que ceux qui font des etudes fonction territoriales puissent reussir le concours et non des betes a concours avec aucun diplomes specialiser collectivites trritoriales voir des attache licencie geographiebac bac+3
Envoyé par Anonyme | 22/09/2010 à 10:43
L'intérim de droit public, respectant les principes statutaires et les conditions posées par la loi de 1984 existe déjà: voir l'article 25 de la loi 84-53.
La nouvelle règlementation est bien balisée par la récente circulaire ministérielle d'août 2010, sur le recours à l'intérim dans la FPT; en effet le recours à l'intérim "privé ne peut intervenir qu'à titre subsidiaire, et seulement si si le CDG dont relève la collectivité ne dispose pas de service "remplacement" ou "missions temporaires", et s'il n'est pas en mesure de répondre à la demande de la collectivité. Il ne faut pas non plus laisser croire que l'intérim ne répond pas à un vrai besoin des collectivités et qu'il constituerait un moyen de contourner la titularisation comme l'a écrit un anonyme en septembre 2009 sur votre site...
Envoyé par missh | 18/01/2010 à 09:20
Le décret de 88, même si il apporte des solutions aux petites communes ou aux EP dans des besoins occasionnels a séveremment porté un coup au sacro saint statut. Même si je pense que le statut devrait aujourd'hui prendre en compte les évolutions soci économiques des dernières décennies, il ne faut pas oublier pourquoi il a été crée. Le recours à l'intérim continuerait d'ouvrir le chemin aux débordements en matière de recrutement et de remplacement. Sans compter que des grands groupes comme Ramstad se spécialisent dans les RH publiques.
Envoyé par Anonyme | 17/12/2009 à 16:41
je suis pour le service public effectué par des agents et non du privé
Envoyé par GADEA CHRISTINE | 10/10/2009 à 10:34
"laissons les collectivités libres de recourir à l'intérim pour des raisons notamment de continuité du service public".
Surtout pas ! car nous savons ce que cela veut dire. Dans ma collectivité, nous avons eu toutes les formes de précarité : T U C, XXL, CES, CEC, CEJ et maintenant les CAV... tout ça au nom de l'insertion.Quelle belle excuse ! non seulement on donne un faux espoir concernant la titulairisation aux gens alors que le 3/4 de ces personnes ne sont pas intégrés, mais de plus l'agent précaire fait le même boulot qu'un titulaire, mais pas pour le même salaire ! c'est tout bénef pour la collectivité. Le taux de remplacement de 20 à 25% c'est prévu pour chaque service. Alors pourquoi avoir recours aux intérimaires ?
Non, arrêtons le massacre TITULARISONS.
L'intégration directe, sans concours dans la FPT existe pour la catégorie C.
Envoyé par gus | 08/10/2009 à 13:35
il n'y a aucune raison de recourir à l'intérim dans la fonction publique, l'emploi de contractuel est largement suffisant et ne je crois pas à la sagesse des dirigeants : seule la réduction des budgets compte...
mais le recours à des intérimaires normalement plus coûteux qu'un oontractuel devrait les calmer...
Envoyé par breuiller | 08/10/2009 à 11:38
en tant que directeur de cdg, je rappelle que l interim existe deja, sans les sociétés privées.
chaque collectivité est libre de recruter du personnel temporaire (ou de remplacement)
les cdg mettent regulierement a disposition des collectivités du personnel compétent, formé, auprès des collectivités qui en expriment le besoin. ces agents sont des salariés de droit public des cdg (titulaires ou non titulaires selon les cas)
alors pour quelle raison ouvrir aux sociétés privées? chacun est capable de repondre a cette question: le fromage est tentant!
nous attendons de voir si une agence d'interim est capable de fournir un secretaire de mairie ou un dgs interimaire , par exemple au moment du vote du budget!
pour des metiers plus repandus dans le secteur privé: cuisinier, chauffeur, etc...
a nous , centres de gestion ou grosses collectivités d'etre plus performants que ces sociétés.
que cette concurrence ne nous effraie pas! soyons meilleurs que le secteur privé, ce ne serait pas la première , ni la dernière fois, quen ce soit en conseil en organisation, en recrutement, en prestation d'archivistes, etc!
Bernard BREUILLER
rener ti kumunioù Penn ar bed
0298641133
bbreuiller@cdg29.fr
Envoyé par Anonyme | 25/09/2009 à 04:21
Pourquoi donner une commission à une agence d'intérim lorsqu'on peut faire un CDD voire même un CDI ?
Envoyé par Anonyme | 23/09/2009 à 17:53
S'il y a de la place pour des intérimaires, il y a de la place pour des embauches fermes !
Il faut arrêter de précariser les salariés.
Envoyé par anne | 23/09/2009 à 12:05
L'idée de faire appel à l'intérim induira une précarisation de la fonction publique avec un manque d'efficacité à la clé. au lieu de prendre des titulaires ou de recruter sur les listes d'ptitude, on crée une sous-caste de salariés corvéables à merci, jamais sûrs de leur avenir. ceux qui sont à l'origine de ces idées "géniales" ne sont pas précarisés, mais précarisent l'ensemble de la société française.
Envoyé par Anonyme | 22/09/2009 à 10:51
C'est un moyen de gestion de personnel à flux tendu. Toute entreprise ou administration doit compter dans son calcul d'effectif un taux de remplacement de son personnel variant entre 20 à 33 % selon le type d'emploi. ceci afin d'attribuer les congés, palier aux arrêts maladies, accidents, mais aussi formations, réunions etc..
En passant par de l'intérim, c'est donc baisser de 20 à 30 % le nombre d'agents titulaires et les remplacer par des effectifs précaires et variables et corvéables.
Envoyé par GADEA CHRISTINE | 22/09/2009 à 08:04
Ce n'est pas en ayant recours à des entreprises intérim que l'on va développer le service public. Allons nous ouvrier le capital aussi dans les collectivités comme la poste ?
Envoyé par aldo | 19/08/2009 à 08:30
bonjour,
Interim dans la FP,cela veut'il dire la fin de l'emplois statutaire pour les petites collectivités?
L'argument de continuité de service public est la ressorti, mais quant il sagit de création de poste la ou il manque, hopiteaux, EHPAD ect etc ou en parle pas.
Pour ceux qui est de mission temporaire, les centre de gestion doivent mettre a disposition des collectivité territoriales du personel qui est lui titulaire dans la FPt.
Mettre l'interim dans la FP est a mon avis, la fin du statut, donc la mise en concurance dans la FP au détriment des usager.
Aldo
Envoyé par labrodeuse93 | 21/06/2009 à 13:15
Je suis contre car de nos jours cela incité la précarité de l'emploi. Il y a 25 ans, l'intérim était intéressante car nous arrivions à faire contrat sur contrat et pas trop mal payé, mais aujourd'hui les entreprises et même la fonction publique ne veulent plus embaucher. Il préfère que leur personnel prenne en charge le travail des absents plutôt que de payer un salaire supplémentaires. Cela permet aux entreprises de faire des bénéfices sans en faire profiter leur employés ni pour autant donner la change à des chômeurs de faire leur preuves et de travailler.
Envoyé par Catbert | 21/06/2009 à 09:33
Les collectivités disposent de ressources juridiques suffisantes pour pourvoir à leurs besoins de recrutement de personnel remplaçant ou saisonnier sans avoir besoin d'avoir recours à l'intérim.
En outre, il peut être mal-avisé de s'en remettre au "professionnalisme" des agences d'intérim pour assumer ces recrutements. Ainsi, beaucoup de professionnels des RH publiques sont attachés au fait de mener directement leurs recrutement avec 2 avantages : liberté de choix des candidats, connaissance des dossiers qui permet de limiter les risques soit administratifs (entorses aux conditions d'accès) soit d'inadaptation du candidat à l'emploi.
Enfin, si l'intérim est envisageable pour recruter sur des emplois non qualifiés, il n'est pas sérieux (en l'absence d'un vivier de candidatures de qualité) de penser que ce moyen pourra répondre aux besoins de remplacement de cadres.
Envoyé par Anonyme | 28/07/2011 à 13:23
Supprime toutes les contraintes des démarches administratives pour les petites communes.
Envoyé par Anonyme | 28/07/2011 à 13:23
Supprime toutes les contraintes des démarches administratives pour les petites communes.
Envoyé par Cannondale | 21/02/2011 à 09:45
Edifiant !
Un recours « important et irrégulier » aux agents des CDG
« La Cour avait déjà critiqué le recours important et irrégulier à l'embauche, par le CNFPT ( ?) d'agents des centres départementaux de gestion. Ce mode de recrutement s'est fortement accru, la charge correspondante passant de 1,74 millions d'euros en 2005 à 3,01 millions d'euros en 2008 et à 4,84 millions d'euros en 2009. Il a abouti à la création d'un renfort d'environ 110 agents, affectés au siège et dans les structures. Les postes occupés par ces agents ne figuraient pas dans le tableau des emplois voté par le conseil d'administration. Une première clarification a été engagée en 2009 avec l'intégration, au budget 2010, de 59 de ces agents. »
Envoyé par Cannondale | 06/12/2010 à 11:41
Décidement, M. BREUILLER se place comme le Chevalier Blanc des CDG au nom de la FPT ! Il est partout sur le web et la presse sur ce sujet où il se déchaine : mais pourqoui tant de haine vis à vis des ETT ?
Ces dernieres sont un vrai complément aux services du CDG avec une différence fondamenetale : ils ne visent pas à l'intégration des intérimaires sur des postes pérennes; développant même des programmes de fidélisation pour les intérimaires au sein de leur entreprise.
Je vous cite, cher M. BREUILIER, "Formés par nos soins (grâce également, dans certains cas, au CNFPT), ces agents sont envoyés en mission d'intérim et pour ceux qui ne sont pas fonctionnaires, décrochent rapidement un emploi permanent grâce à leur CV ainsi complété."
Le rôle des ETT est de pourvoir à l'urgence sur des remplacements ponctuel : j'ai essayé, ça marche.
Pour finir, un autre avantage oublié dans cet article : les nombreuses agences d'intérim de proximité; des dizaines d'agences dans chaque bassin d'emploi. D'où la réactivité.
Pour conclure : arrêtez cette guerre politique et ouvrons nous à toutes les solutions pour mieux assurer le Service Public.
Envoyé par Anonyme | 03/12/2010 à 10:23
Il faut avant tout penser aux agents qui se trouvent confrontés à l'absence d'un de leur collègue et qui ne peuvent de ce fait assurer ce en quoi ils ont foi : la continuité du service public.Dans ce cas, la réactivité est indispensable. Pensons à l'intérim. Présentes sur chaque bassin d'emploi, les ETT sont proches de chaque commune, et sont parfois le plus gros employeur du secteur. Alors, arrêtons de craindre pour le STATUT des fonctionnaires et pensons aux opportunités que cela peut engendrer pour nos agents.
Envoyé par Anonyme | 03/12/2010 à 09:34
Aujourd'hui il faut voir le Travail Temporaire comme un outil supplémentaire mis au service des collectivités afin de les aider à assurer la continuité du service public. Contrairement à ce que l' on peut lire dans la presse le " loup n'est pas rentré dans la bergerie ", et cela pour 1 raison simple . La circuliare le précise: les CDGs ont la priorité sur les recrutement dans la FPT. Je suis DGA dans une collectivité Aujourd'hui une societe de Travail Temporaire nous a permis de recruter un profil pénurique rapidement . Si loup , il y a, il n'est peut-être pas où on le pense.
Envoyé par Anonyme | 12/11/2010 à 15:02
J'y suis favorable dans l'intérêt de la collectivité car le recours au travail temporaire permet :
- une réactivité dans la mise à disposition de compétences, ce que n'est pas toujours en mesure de garantir le Centre de Gestion,
- une continuité du service public par exemple sur des missions très réglementées par la loi (petite enfance, ramassage ordures ménagères, restauration, personnels de soins...),
- un allègement de la charge administrative dans la mesure où la collectivité n'a pas à sa charge les actes de gestion des RH (tenue de dossier individuel, mise en oeuvre de la paie, versement des cotisations sociales, gestion de la fin de contrat...).
J'y suis également favorable dans l'intérêt des nombreux vacataires qui n'ont aujourd'hui aucun statut. Si une agence de travail temporaire les prenait en gestion, cela leur apporterait :
- des avantages financiers, comme le versement d'une indemnité de fin de mission en contrepartie de la "précarité" de l'emploi (ce dont ils ne bénéficient pas aujourd'hui),
- des avantages sociaux nombreux : Comité d'entreprise, mutuelle, solutions de financement, aides diverses,
- des missions successives auprès de différents employeurs, ce qui augmenterait leur employabilité et leur permettrait d'avoir une sorte de "parcours professionnel".
Le meilleur moyen de s'en rendre compte, c'est de tester la prestation et de se faire un avis par soi-même.
Envoyé par Anonyme | 26/10/2010 à 15:24
Et pourquoi pas ? Comment faire lorsque le CDG ne peut pas réagir à nos demandes et que nos collectivités ne sont pas dans des zones attractatives ?... L'intérim peut être une solution, mais je rejoins les comm précédents quant aux gardes fous à mettre en place pour ne pas observer de dérives
Envoyé par Anonyme | 20/10/2010 à 14:22
La circulaire du 3 août 2010 le precise : l'intérim, c'est une solution supplementaire pour des postes non durables.
C'est un moyen de trouver des compétences rapidement sur des postes à forte valeur technique. Evidemment qu'il ne s'agit pas de poste propre à la FPT comme la Secrétaire de Mairie. Mais pour trouver dans la journée un électricien avec toutes les habilitations obligatoires à ce poste, les agences d'interim sont connues et reconnues.
Quand à la pub que fait le CDG dans les votes "contre" : j'ai été vacataire mais aussi intérimaire. En matière de protection et d'avantages sociaux, il n'y a pas photos. J'ai eu le droit à de nombreuses aides dans l'intérim. Dans le public : rien en dehors d'une fausse promesse d'emploi durable.
Envoyé par Anonyme | 08/10/2009 à 08:56
Avec modération et uniquement pour des emplois spécifiques requérant une technicité ou un savoir-faire particulier (services techniques - bureau d'études - veille juridique...)
Envoyé par Anonyme | 25/09/2009 à 15:54
pour le remplacement des personnels de service ou d'entretien au sein des petites et moyennes communes,il est difficile de procéder à des recrutment en cdd ,car nous risquons de prendre toujours la meme personne sans pour autant pouvoir lui offrir un poste en CDI et cette personne devient de fait une agence d'interim pour elle même .
Envoyé par Anonyme | 15/09/2009 à 15:48
Du point de vu du demandeur d'emploi, l'intérim est une façon comme une autre de trouver son emploi.
Ce statut particulier permet souvent un accés plus facile à l'emploi.
Il est bon de savoir que les agences d'emploi (nouveau nom des agences d'intérim) pratiquent depuis déjà longtemps l'évaluation technique de ses collaborateurs intérimaires mais également l'évaluation des savoir-être. Ce qui permet dans certains cas de poser les bases expertes d'un recrutement définitif dans l'entreprise cliente.
Envoyé par Eliot | 07/01/2009 à 15:33
Ayant travaillé pendant des années en DRH dans le secteur privé et dans le secteur public, j'estime que pouvoir recourir à l'intérim serait un vrai soulagement administratif pour les agents des RH. Cependant la démarche doit-être sérieusement encadrée et les conditions listées afin d'éviter toute dérive.
Envoyé par Anonyme | 15/12/2008 à 09:41
Ce serait beaucoup plus souple lorsqu'on a besoin de quelqu'un ponctuellement pour faire face à une surcharge de travail temporaire.
Envoyé par DRH | 12/12/2008 à 12:31
L'intérim doit être regardé comme un moyen supplémentaire donné aux collectivités afin de pourvoir rapidement à un poste (remplacement urgent...)
Néanmoins, il doit rester maîtrisé et ne pas se substituer à l'emploi permanent.
Envoyé par sandrine72 | 12/12/2008 à 10:45
Afin de palier rapidement à une absence pour agent malade ou à un surcroît d'activités.
Envoyé par Anonyme | 05/12/2008 à 15:47
pour la continuite du servive public
Envoyé par Anonyme | 04/12/2008 à 13:18
"Pourquoi pas ?" répondent les responsables des RH, mais à condition d'utiliser les intérimaires avec modération.
228 votes ont été effectués.
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