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Une prime au présentéisme ?

Depuis des lustres, la lutte contre l'absentéisme est présente dans les discours des managers et des DRH. Mais dans les faits, les solutions sont souvent classiques. Ces dernières années, la seule nouveauté semble avoir été l'invention (discutable) de la pénalisation financière. Les dispositifs de prime annuelle ou de régime indemnitaire impactés par l'absentéisme se sont multipliés. Ils posent tous la même question : est-il juste qu'un collaborateur présent toute l'année perçoive la même gratification que celui qui a été absent, quelle qu'en soit la raison ?
L'introduction de dérogations (longue maladie, accident du travail, maternité ...) amène de manière disctutable à comparer les pathologies. Une grossesse est-elle plus « excusable » qu'un cancer ou une dépression nerveuse ? On pourra donc préférer, sur le plan des RH comme de l'équité, traiter de la même manière toutes les absences. Mais ce système, appliqué sainement dans plusieurs collectivités, est souvent mal accueilli et nécessite de la pédagogie.

A lire sur ce thème notre article "Absentéisme : quoi de neuf docteur ?"

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Envoyé par Anonyme | 12/01/2012 à 10:21

Lorsqu'un agent est absent, il n'y a plus de services rendus à la collectivité. Donc plus de régime indemnitaire.

Envoyé par bicou | 16/12/2011 à 15:19

pour une fois le travail serait récompensé ...

Envoyé par Anonyme | 25/05/2011 à 08:11

beaucoup de personnes profitent du système, et les agents non absenteistes finissent par être démotivés. Un petit geste de temps en temps même minime fait toujours plaisir ...

Envoyé par reglisse24 | 25/05/2011 à 07:50

La seule notion de service non fait pourrat justifier l'adaptation du régime indemnitaire à l'activité des agents.
Une concertation avec les représentants du personnel peut aussi déterminer les règles de l'application de l'abattement au regard de la nature de l'absence, de son importance, de la fréquence des arrêts, de son caractère exceptionnel voire éventuellemtn d'un principe de carence...
A la mise en place de cette méthode nous avons constaté une chute de l'absentéisme de plus de 30% !

Envoyé par toto | 29/03/2011 à 16:05

Le propos "discutable" du rédacteur est assez symtomatique d'un défaut typiquement français : Comme rien n'est parfait, on ne fait rien!
J'ai mis en place ce système dans les différentes collectivités et à chaque fois a été introduit la garantie d'un comité (Direction, DHR, Adjoint et Syndicat) qui assouplit la mesure dans des circonstances exceptionnelles. Très rapidement, une règle s'établit entre les membres de ce comité (rétrospective sur 3 ans, manière de servir, situation sociale et familiale, etc.) et rares sont les cas qui posent, in fine, problème. Bon sens ne saurait mentir!

Envoyé par Anonyme | 29/03/2011 à 13:28

Je trouve le système juste pour les agents toujours présents.

Envoyé par philou | 04/02/2011 à 14:09

Je suis plutôt "POUR" . En revanche, un délai de carence de 10 jours d'absence dans l'année pourrait être acceptée. Par contre, toutes les absences sans exception seraient prises en compte.

Envoyé par Anonyme | 21/04/2010 à 13:57

Cela éviterait à certaines municipalités de confondre I.A.T. (indemnité d'administration et de technicité) et prime d'assiduité !
En effet, en cas d'absence, l'I.A.T. est réduite au prorata des journées manquées pour arrêt maladie (c'est pourtant déjà pas drôle d'être souffrant, faut encore subir une réduction sur le bulletin de salaire !) Avec la prime de présentéisme, les choses seraient clarifiées. Appelons un chat un chat que diable !

Envoyé par BTH | 31/03/2010 à 08:30

La suppression ou la réduction du régime indemnitaire mensuel ou annuel en cas d'absentéiseme doit être la même quelques soient les natures d'absentéisme, par équité.
Une franchise peut être adoptée pour amortir un peu le système et ne pas pénaliser ceux qui sont absents moins de 5 jours par an par exemple.
La prime sur le présentéisme ne suffit pas à elle seule, il faut pouvoir redistribuer la somme économisée sur l'agent absent en fonction du surcroit de travail absorbé par les collègues du service. Effet garanti sur les absences en maladie ordinaire et le moral des agents à donner le coup de main !!

Contre

Envoyé par DST | 25/04/2012 à 08:25

appliquons sainement la règle.sanctionnons par les outils disponibles les absences de complaisance ou de confort;celles qualifiées de normales sont dejà couvertes par les outils legislatifs qui protègent ( et c'est normal !!) les agents.

Envoyé par Céline | 24/03/2012 à 13:57

Une prime pou présentéisme ?!? Et moi qui pensais bêtement que c'était la raison du salaire !!

Envoyé par phildess | 11/12/2011 à 12:22

de quel absenteîsme parle t on? la maladie n'est t elle pas en elle même une pénalité pour celui qui est touché?

Envoyé par Anonyme | 26/05/2011 à 08:00

une prime est aujourd'hui là car elle comble un manque certain sur le salaire de base, de plus elle valorise le travail de l'agent et non le pénaliser s'il est malade

Envoyé par ghizmo | 29/03/2011 à 09:21

CONTRE, CONTRE, et CONTRE!!!

Tout salarié, du public ou du privé, est payé pour être présent sur son lieu de travail!

En dehors des absences justifiées (maladie ou exceptionnel, pourquoi ne pas instaurer une sorte "d'amende" à l'absentéisme flagrant?
Avec bien entendu la difficulté de prouver que l'absence est injustifiée; et c'est là ou le bât blesse...

Envoyé par phidel | 29/03/2011 à 07:25

Et si le management cessait d'être hypocrite et manipulant? La présence est un devoir et l'absence régulière un droit, tandis que l'absence irrégulière est sanctionnable par les outils disciplinaires. Utiliser l'argent de cette façon est non seulement fondamentalement illégal mais souvent inefficace quand toute morale a disparu. Ah, facilité, quand tu nous tiens!

Envoyé par Anonyme | 21/12/2010 à 16:46

Le droit à congé maladie quel qu'il soit fait partie partie intrégrante du droit statutaire,d'une part.
D'autre part, l'employeur a la possibilité de faire procéder à une contre expertise couverte par le secret médical.
Ne pas vouloir procéder ainsi revient à se priver de l'utilisation du droit statautaire en émettant un jugement sur un avis médical de nature confidentiel, sauf cas particulier : acident du travail, maternité...

Envoyé par Anonyme | 21/12/2010 à 15:34

J'ai longtemps été agent dans une commune des hauts de seine et franchement ce n'ai pas la prime de 150¤/an qui freine les arrêts maladies.Une seule absence, et plus de prime! Toute les absences n'ont pour moi pas la même équité, un décès familial qui impose la présence aux obséques et une grippe ou encore des enfants souvent malade!Oui, il y a du mal être au travail mais aussi surtout des fénians. Mais voilà si la prime valait le coup ont y réflechirais à deux fois avant de s'absenté.

Envoyé par didier | 08/09/2010 à 12:40

l'absenteisme est un symptôme de quelque chose de plus grave dont il faut rechercher les causes, qu'elles soient liées à la situation particulière de l'individu ou à l'environnement de travail.

Envoyé par Anonyme | 03/09/2010 à 14:28

Si effectivement, il faut une prime afin de différencier les agents qui s'impliquent et s'acquitent régulièrement dans leurs missions, par souci d'équité, il est inconcevable de penser à une prime au "présentéisme". Il me semble que l'on a une obligation de servir moyennant une rémunération. Comment peut-on indemniser un agent parce qu'il est présent au travail ? Ne faudrait-il pas rechercher les nombreuses causes de cet absentéïsme, notamment au niveau des conditions de travail, des relations avec les supérieurs hiérarchiques, le mode de management des cadres, le mal être au travail, le harcellement..., afin d'y porter les solutions appropriées.
On pourrait s'inspirer de ce qui se passe dans le privé.

Envoyé par phidel | 03/09/2010 à 12:21

Encore une dérive!
Pourquoi faut-il rappeler que le congé pour maladie constitue un droit ou que la présence active au travail reste une obligation?
Que ceux qui sont chargés de traiter les cas d'abus ou insuffisance le fassent donc avec discernement, scrogneugneu...

Envoyé par Anonyme | 03/09/2010 à 11:23

POURQUOI PENALISER LES GENS PARCE QU'ils SONT MALADES;EST CE SUPPOSER QUE LA MALADIE EST FICTIVE?imaginons de plus que cela soit LE CAS, L ABSENCE REVELERAIT D'AUTRES PROBLEMS QUI NECESSITENT D'ETRE TRAITES:ABSENCE DE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL,INSUFFISANCE DE TRAVAIL, mal etre au travail

Envoyé par Anonyme | 01/06/2010 à 19:14

Bonjour,
Je suis favorable à la prise en compte de l'absentéisme pour les seuls élements de rémunération collective récompensant l'atteinte d'objectifs commums, quand ces éléments existent (participation, intéressement, prime variable d'équipe)et ceci pour conserver un 'esprit' d'équité.

En revanche intégrer dans la rémunération individuelle (régime indemnitaire) un coefficient lié à la présence c'est se positionner très en aval du pb et c'est se servir de la rémunération autrement que comme un outil de motivation.

'Sanctionner' réglementairement l'absentéisme par la rémunération est d'une certaine façon une manière de palier un déficit de management.

Dans ma collectivité nous travaillons plutôt sur les causes de l'absentéisme.

Envoyé par deedee | 01/06/2010 à 08:24

Pourquoi récompenser le respect des engagements contractuels signés par le salarié ? C'est la porte ouverte à tous les abus. Un salarié n'a pas à être récompensé d'être présent à son travail parce que d'autres sont absents, quelqu'en soit la raison. Il peut à son tour être malade, enceinte, etc et s'il s'agit d''absences injustifiées, il existe d'autres moyens que l'instauration d'une prime au préentéisme !

Envoyé par Anonyme | 06/05/2010 à 09:22

J'ai connu ce système de prime dans une des collectivités dans laquelle j'ai travaillé.

Je ne l'ai jamais trouvé équitable car toutes les absences sont sanctionnées, sans tenir compte du motif, de la maladie simple d'une journée à la longue maladie, de la grossesse au jour enfant malade, du congé exceptionnel pour décès à celui pour mariage.

Un seul jour d'absence dans le mois, et la prime mensuelle était supprimée.

Je préfererai pour ma part que les collectivités se demandent pourquoi les agents sont absents, et quelles sont les absences abusives ou non, mais qui méritent réflexion: abus ontoire comme mal être au travail méritent d'être traités à leur juste valeur.

Sanctionner un agent parce qu'il a un cancer, un bébé ou un dans sa famille est purement honteux.

En outre, on peut être présent sans être productif, ou avoir été absent une semaine et mettre les bouchées doubles ou triples pour rattraper le retard, et surtout être très productif quand on est à son travail.

Envoyé par toto | 12/04/2010 à 19:21

et pourquoi pas une prime pour....ne pas fumer,ne pas aller au toilette,ne pas prendre de pause ect ect....

Envoyé par Anonyme | 06/04/2010 à 10:57

Je suis contre car dans les bonnes et humaines organisations il y a peu d'absentéisme. En effet l'absentéisme est du à :

- Pour 1/3 des absences : Désorganisation de la structure (pas d'organigramme, de fiche de poste...)

- Pour un autre 1/3 des absences : Absence de considération des agents

- Enfin, le dernier 1/3 des absences = agents qui de toute façon profitent du système, de leurs droits et qui ne seront pas influencé par la perte de 50¤ de régime indemnitaire...

La fonction publique souffre d'être gérée par des incompétents issus de concours académique et non professionnels. Il faut aussi comprendre que les fonctionnaires changent régulièrement d'employeur malgré eux!
Donc gestion administrative au lieu d'une gestion en lien avec l'évolution de la société.

Envoyé par bermorel | 31/03/2010 à 12:06

les agents en longue maladie ne peuvent être assimilé à de l'absentéisme idem pour les accidents du travail il faut trouver une juste modulation

Envoyé par appert | 31/03/2010 à 11:25

la discrimination financière apparaît comme le bâton classique qui s'acharne souvent sur les fonctionnaires de la catégorie C.Il faut tout au contraire essayer au fond de ce probléme social. De plus définir un seuil minimum au-delà duquel de nombreux arrêts sont pris en compte, tels les arrêts maladie ne me semble que conforter mon propos précédent, c'est-à-dire se voiler la face - bien qu'en ce moment ce ne soit peut-être pas l'expression adéquate - et refuser de creuser sur les causes réelles de l'absentéisme.

Ne se prononcent pas

Envoyé par filemon | 26/05/2011 à 11:42

Portée la focale sur l'absence et la présence nécessite, à mon sens, d'inviter plus encore le lecteur à ne pas tomber dans les clichés véhiculés par ces deux termes.

Tous doivent avoir connaissance des études qui préviennent des effets d'aubaine pour ce type de prime ou de sanction dans les premières années, qui s'estompent au fil du temps et qui peuvent faire émerger de nouvelles problématiques.

Finalement, de quel présentéisme ou absentéisme souhaitons nous débattre ?

Inversons la tendance et prenons-nous au jeu de lister les éventuels aspects positifs de l'absentéisme à contrario des éventuels aspects négatifs d'une assiduité hors du commun sur le long terme et quelqu'en soit la raison.

Ces éléments permettraient probablement de pouvoir convenir si l'on parle bien d'une lutte ou d'une invitation à...




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