Face au statut, que certains (de plus en plus nombreux ?) considèrent comme un carcan, nombre de collectivités ont trouvé dans certains dispositifs le moyen d'adapter des paramètres à chaque individu. On ne traite plus une masse d'agent, mais, "individuellement" les agents dans divers aspects de leur vie au travail : prime, salaires, avancement de carrière, mobilité professionnelle, formation, gestion du temps de travail etc... Ce phénomène prend de l'importance, les collectivités voulant se diriger vers des organisations du travail plus fluides. Par ailleurs les dispositifs de gestion des compétences valorisent de plus en plus l'autonomie, la responsabilité, l'initiative. On note également de la part des agents eux mêmes une forte demande de reconnaissance et de traitement individualisé.
Cependant cette individualisation n'est pas sans risque : culture de l'avantage acquis ; affaiblissement du collectif ; fragilisation du management ; démotivation du personnel...
Sur ce thème lire notre article : "RH : une gestion à la carte ?"
Envoyé par Anonyme | 17/10/2011 à 08:35
trop de planqués dans la fonction publique
Envoyé par Anonyme | 06/09/2011 à 09:01
Le traitement individualisé de l'agent est la solution pour un management dynamique et motivant. Au delà de primes qui pourraient être modulées au regard des résultats et de l'efficacité et qui restent somme toute provisoires et limitées dans le temps, le traitement individualisé au niveau du salaire et surtout de l'avancement de carrière permettrait au cadre de dynamiser réellement son équipe. C'est motivant pour le cadre, comme pour les agents. En terme de recrutement, le traitement individualisé permettrait aux collectivités de faire des propositions individualisées aux postulants et de rendre ainsi plus attractives leurs offres.
Envoyé par Anonyme | 27/05/2011 à 14:09
Un outil au service de la GPEC. Une manière indéniable de stimuler la carrière d'un agent, de motiver celui-ci. Une plus grande justice dans l'avancée de la carrière, celle-ci étant individuelle, elle doit faire l'objet d'un traitement individuel. Stimulant pour les agents et stimulant pour les cadres en charges d'une équipe.Une manière aussi de distinguer les agents entre eux, en fonction des qualités constatées dans le service effectif.
Enfin, l'individualisation dans l'avancement de carrière, en faisant notamment sauter le verrou des durées minimales et maximales d'avancement, serait un excellent outil au service et des agents et des cadres responsables d'équipe, en jouant sur la motivation et la reconnaissance
Envoyé par filemon | 27/05/2011 à 09:31
Chiche ? Mais allons jusqu'au bout de la réflexion et ne faisons pas dans la demi mesure pour se donner bonne conscience !
Si l'on souhaite individualiser au regard de la valeur de chacun, de son parcours, de ses compétences réelles, de son potentiel, de sa motivation, ... Portons également le regard sur la reconnaissance de la responsabilité autre que purement managériale. Entre un managers et un agent, lequel dispose finalement de plus de responsabilités dans la tâche ou la mission confiée ?
Plutôt que d'annexer encore et encore le statut, attelons-nous clairement à la rédaction d'une convention collective pour nous mettre au niveau européen tant vanté.
Si l'on souhaite considérer sainement l'agent comme une variante paramétrable au grès des modes et des usages, donnons lui dès son embauche les éléments de compréhension de son nouvel environnement en insistant bien sur le fait que tout a été pensé pour lui, avec ou sans lui.
Alors toujours partants pour une gestion contemporaine des ressources ?
Envoyé par Jonaliving | 23/09/2010 à 14:06
Au fur et à mesure de l'expérience professionnelle, nous pouvons avoir développé des compétences et des connaissances beaucoup plus larges que nos postes d'origine et que nos cadres d'emplois. Cela permettrait non seulement de reconnaître les parcours des agents mais aussi pour les collectivités d'avoir accès à un "réservoir" de ressources réelles et potentielles actuellement ignorées. Ce qui manque aussi actuellement c'est un service d'orientation professionnelle qui, avec le parcours des agents et une bonne connaissance des fonctions publiques et déclinaisons (établissements publics), apporterait conseils et informations. Il est actuellement particulièrement difficile de connaître (sauf par connaissances relationnelles de hasard ou de réseau) les possibilités pour les agents d'être en adéquation avec leurs compétences/connaissances développées et renouvelées et les postes existants dans les fonctions publiques.
Envoyé par BTH | 20/08/2010 à 13:52
Rémunérer plus et avantager sous tous les aspects de la carrière une efficience professionnelle individuelle réelle est juste et profitable à l'institution si l'on se dote également de moyens pour conserver au travail d'équipe une légitimité reconnue et une reconnaissance par la valorisation quelqu'en soit la forme.
Envoyé par Anonyme | 07/08/2010 à 11:31
Je suis pour cette réforme
Envoyé par phidel | 23/02/2011 à 12:58
Svp, assez de fausses questions: qui dénigre les règles statutaires et surtout pourquoi? de moins en moins nombreux ou le contraire, qu'en savez-vous?
Si c'est la précarisation et le clientélisme qui sont visés, vous pourriez le dire franchement...
Pourquoi enfin ignorer l'attente forte de nos collègues d'esprit collectif et de reconnaissance non individuellement financière? Et la justice, diantre?
Où sont donc les valeurs, essentielles à toute structure humaine???
Envoyé par àgauchetoute | 07/12/2010 à 14:48
Sous couvert d'autonomie, il s'agit purement et simplement de pratiquer le clientélisme aux antipodes des besoins du service public!
Envoyé par phidel | 18/10/2010 à 12:25
L'individualisation en question ici est celle qui conduit à l'isolement de chaque agent, cassant de plus en plus les solidarités et autres trames de "tissu social"...
Envoyé par mycky | 23/09/2010 à 17:25
C'est divisé pour mieux régner c'est tout!
Envoyé par phidel | 24/08/2010 à 12:26
L'imitation de pratiques du secteur privé nous éloigne des valeurs du service public et nous commençons à en payer le prix de démotivation et de désolidarisation: Cette mode durera un temps avant qu'un vrai bilan collectif soit fait.
Envoyé par draxredd | 23/08/2010 à 13:30
Un débat d'actualité... il y a dix ans. Le statut de fonctionnaire territorial ne tient plus aujourd'hui que par quelques fils et la force de l'habitude.
Il est attaqué de toute part, nottament par des élus souhaitant des exécutants a la botte, et non des agents publics au service de l'intéret général.
Il conviendra également d'en finir avec l'escroquerie intellectuelle vantant la compétition comme le mode d'organisation le plus efficace, l'observation du moindre fait social ou économique nous criant le contraire.
Envoyé par àgauchetoute | 22/08/2010 à 12:36
Votre manière de présenter la question pousse à approuver l'individualisation qui tend , vous le savez bien, à la mise en place d'une compétition entre agents contraire aux intérêts du service public et des rapports humains! Vos arguments reprennent ceux du gouvernement, synonyme d'un parti pris à peine caché! Vous osez même parler d'avantages acquis alors qu'il s'agit d'une nouvelle attaque de notre statut et que rien n'est jamais acquis, l'histoire aurait du vous l'apprendre...Si vous voulez savoir ce que sont les avantages acquis, allez donc seulement voir sur la côte d'azur les dizaines et dizaines de milliers de yachts qui polluent les paysages! Combien pourrait-on construire d'hôpitaux à la place? A quand le bon coup de balai salvateur...
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