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Appliquer au public les méthodes de management du privé ?

Venu des États-Unis, le « nouveau management public » s'est peu à peu imposé comme une idée dominante. Avec un postulat : les méthodes de management du secteur privé sont forcément supérieures à celles du secteur public. Elles doivent donc lui être appliquées. Alors qu'il a fait la preuve de ses limites dans le secteur privé, les collectivités doivent-elles continuer à en suivre les principes ?

Sur ce thème, lire notre article "Pour en finir avec le "nouveau management public"

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Envoyé par Anonyme | 11/04/2012 à 14:29

Lehman's brothers, si je ne m'abuse, c'est du privé, il ne me semble pas que cela ait été une grande réussite... pour l'humanité. Depuis que La Poste a été privatisé, les files d'attente ont doublé (et on s'y suicide de plus en plus, comme dans d'autres entreprises... privées (France télécom, etc.). Le service public rend service au public, ce qui n'est pas forcément une activité rentable. L'entreprise privée vise à faire des profits. A but différents, méthodes différentes! Lire le dernier ouvrage de Bill Clinton : "Remettons-nous au travail"

Envoyé par Anonyme | 24/02/2012 à 11:09

Ne suivons pas la brebis de tête sans la relever !

Envoyé par Anonyme | 21/12/2011 à 13:45

Les services doivent être concçus dans la perspective d'une plus-value du bien-être et du mieux-servi ; ce ne sont pas des officines bancaires : ils n'entreront jamais en bourse.
Pour autant, ils ne peuvent dépenser sans compter.

Envoyé par appert | 02/07/2011 à 09:19

Tout est dans la confusion. On ne peut pas uniformiser un "management" (déjà le mot m'irrite) aux personnels territoriaux si diversifiés oeuvrant dans des collectivités de strates différentes. Au surplus les finalités ne sont pas les mêmes. Dans le secteur privé le "management" tend à la production amplifiée ; dans le secteur public - et c'est son honneur - nous travaillons pour l'intérêt général. Enfin il faut en sortir de ce tout américain! L'histoire et donc la culture de notre pays est largement plus ancienne que ce "nouveau monde". Avec un atout : les usagers du service public qui sont aussi des citoyens et non pas des actionnaires !

Envoyé par thomas | 30/06/2011 à 08:47

Je suis très étonné que nous nous inspirions des méthodes de management du privé, secteur qui est en pleine mutation aujourd'hui.

Alors de quelles méthodes parlons-nous ? Les méthodes qui sont très fortement critiquées par les acteurs du privé eux-mêmes aujourd'hui ?

Pouvons-nous gouverner par décret ?
Sous le régime de l'inertie ? Sommes-nous dignes de la démocratie que nous servons ?
Pourquoi se mettre à la page d'avant-hier ?

Envoyé par Anonyme | 21/03/2011 à 14:32

A quand l'intérêt humain prioritaire à l'argent ? L'argent n'est qu'un moyen alors je veux que l'on tire du privé leur expérience mais nous ne sommes pas dupes derrière se cachent des actionnaires !

Envoyé par Anonyme | 20/12/2010 à 12:26

Demander à des cadres de la fonction publique de comprendre et d'appliquer les techniques de management normales est déja en soi une petite révolution. Il semble donc plus opportun de commencer par mettre en chantier des concours et des formations adaptées, pour mettre en place les techniques de management de base avant de vouloir ressembler aux "start up" américaines, sachant que les objectifs de départ (fonction public et privé) ne sont pas les mêmes, ce qui d'ailleurs n'est pas compris aujourd'hui par un nombre de plus en plus important d'élus.

Envoyé par DST | 22/10/2010 à 08:17

Le but du service public n'est pas de faire des bénéfices mais de répondre aux besoins des élus et des administrés. Les méthodes du privé comme france télécom ont montré leurs dérives, les indicateurs qui seront pas simple à trouver dans le public sont sources de manipulations pour les agents pour "réussir" à avoir de bons indicateurs (primes) même s'il faut sur d'autres tâches presque les ignorer ou transférer dessus des charges (c'est humain malheureusement).

Envoyé par appert | 11/10/2010 à 14:21

Quand on songe à tout ce qui a déjà été produit sur le management, méthode d'encadrement et de rendement importé des USA, on ne peut que lui être opposé. Ce n'est pas notre culture, ce n'est pas notre humanisme, ce n'est pas notre socialisme ! De plus il ne faut pas confondre service public et entreprise privée. Et que je sache nous n'avons pas encore d'actionnaires - ces vautours du libéralisme - à alimenter ! Introduisons la morale sociale dans la conduite des hommes et des femmes, nos Collègues et cessons de nous ébaubir sur des artefacts, des conserves vides !

Envoyé par miclaire | 11/10/2010 à 12:44

Le profit, la rentabilité, l'amélioration de la productivité, sont les objectifs principaux d'une activité lucrative. Le Service au Public n'est pas destiné, par vocation, à atteindre ces objectifs, mais à permettre à ceux qui n'auraient pas accès à un service minimum (se nourrir, se soigner,apprendre, se former, se déplacer, vivre en sécurité...) parce que le système économique ne leur est pas favorable d'y avoir accès.
C'est la raison pour laquelle, même si tout n'est pas à jetter dans le management à l'américaine, il faudrait inventer une forme de management propre à la Fonction Publique. Ce mode de management devra alors intégrer davantage la question des relations humaines, l'accompagnement vers l'éthique "service au public", la question des frustrations (de ne pas sortir 1 produit finit évaluable - de devoir respecter une double hiérarchie, entre politique et technique. Le Service au Public devrait être le meilleur, justement parce que sans enjeux financiers (sf celui de faire toujours mieux dans son enveloppe). On pourrait trouver 1 forme d'investissement très importante auprès des agents publics si on savait les valoriser davantage.

Envoyé par Anonyme | 11/10/2010 à 07:54

la culture du public n'est pas du tout la même que dans le privé

Envoyé par lilou0703 | 08/10/2010 à 17:10

le service public n'est pas le secteur privé où la rentabilité prime. et ce, même si beaucoup parlent déjà de productivité. malheureusement, malgré les retours d'expérience désastreux de ce management, le service public, avec des années de retard veut essayer de le rattraper sans se poser la moindre question. Et les problèmes de management de type privé et non adaptés sont déjà légions avec dépressions, harcèlement moraux à la clé.

Envoyé par gerard-gaby | 08/10/2010 à 11:51

Quand on voit les résultats dans la 1ère grosse entreprise publique qui les a appliquées, France Télécoms, ça ne pousse pas à les adopter !!!

Envoyé par Anonyme | 07/10/2010 à 16:51

Il faut arrêter d'essayer de tout privatiser, même les méthodes de travail!!!Un service public ne se gère pas comme un commerce. En effet, c'est la qualité qui doit être un objectif et non la rentabilité. Le management par objectifs est très dangereux pour tout le monde: regardez france télécom et le technocentre de renault. Arrêtons de vouloir pousser des agents d'éxécution à hériter de responsabilités qui ne sont pas les leurs. Les services publics peuvent sembler archaïques à bien des égards mais ils sont contraints par des règlements juridiques et des risques juridiques que seuls les collectivités ont à gèrer.

Envoyé par phidel | 04/10/2010 à 20:14

Foutaises, d'autant que les objectifs primordiaux sont fondamentalement différents (le public ferait du profit? le public choisirait ses clients-cibles par marketing? le public ne traiterait pas tout le monde à EGALITE???)
Il est temps que la vague idéologique néolibérale rencontre les nécessaires garde-fous et régulations, et que les valeurs du service public retrouvent leur juste place.Le management vise à gérer les réalités y compris humaines, non à imposer des diktats "follement" à la mode.

Envoyé par Anonyme | 04/10/2010 à 10:46

Le secteur public n'a rien a envier au secteur privé en ce qui concerne l'actualité des méthodes de management. Bien au contraire il me semble que, ces dernières années, le public a su dépoussiérer ses méthodes de management tout en essayant de conserver l'élément humain ce qui ne semble pas être le cas dans le privé. Continuons dans le sens d'une meilleure gestion des agents au quotidien , améliorons la GPEC mais surtout il me semble important de tout mettre en oeuvre pour conserver une gestion humaine de tous les agents. Quand à la qualité du service public la prise de conscience des acteurs du secteur public est effective , le service public est aujourd'hui plébiscité par une majorité de citoyens et son utilité est reconnue.

Envoyé par Jonaliving | 04/10/2010 à 09:59

Le management privé est déjà passé dans les administrations dans les années 95/96 sous la forme du mobying. Objectif affiché : "élimination du personnel sur la base d'une liste". Je me suis crue en guerre. Résultats : confiance en personne, méfiance envers tout le monde, terrés comme des lapins devant des chasseurs, développement des dépressions et des reprises d'alcoolisme... Quelques années avant, c'était la mode de la communication, des cercles de qualité, puis du devenir manager obligatoire... Pour les fonctionnaires ayant fait un choix éthique de Service Public, nous étions à des années lumière de la qualité, du respect des personnes. Méchanceté, infantilisation, mépris des personnes, casse sociale et casse des personnes... voilà où aboutit le copiage "bête". Les "têtes" françaises n'ont elles donc pas de cerveaux pour qu'elles passent leur temps à chercher ailleurs (Etats-Unis, Danemarck, GB, Allemagne, Chine...) au lieu de construire avec les très nombreuses ressources des expériences françaises !!!!!!!

Envoyé par Anonyme | 04/10/2010 à 09:43

Le secteur public est souvent destiné justement au public.
Il y a la notion de SERVICE au public, aux administrés...
Les agents n'ont pas présent à l'esprit la notion de rentabilité immédiate qui règne de plus en plus dans le privé.
Une collectivité sert en principe "L'INTERET GENERAL"...Les valeurs profondes des agents qui travaillent dans le domaine public ne sont pas du tout les même que les salariés du privé... Hors heurter les valeurs profondes d'une personne est extrêmement violent et déstabilisant, car les valeurs d'un individu sont souvent immuables. Il n'y a qu'à voir les conséquences dans toutes les entreprises (Renaud, France Télécom) qui ont été privatisées.
Qu'il faille gérer et dépenser rationnellement, qu'il faille donc travailler dans ce but me paraît évident, mais sans utiliser les logiques purement financières du management dans le secteur privé. De plus justement, ces méthodes sont de + en + décriées, et même laissées de côté aux Etats-Unis!!! Il est vrai que nous avons toujours un temps de retard sur eux!
Pour moi le management qui compose avec les personnes et respecte les agents est fondamentalement MEILLEUR à court et à plus long terme. Il me semble qu'il doit y avoir place encore pour la notion de travail bien fait, le respect des administrés et des agents, ce qui génère de la satisfaction chez tout le monde...et donc de la motivation!!! pour employer ce mot tant utilisé!!!

Pour

Envoyé par Anonyme | 07/12/2011 à 08:02

Parce que ce sont nos impôts qui paient les fonctionnaires. Je peux donc demander à ce qu'ils soient efficaces et professionnels un minimum.

D'ailleurs, le fait que les fonctionnaires rejettent l'idée du management privé est bien la preuve qu'ils ont compris que dans le privé ... il faut travailler !

Envoyé par Nicolas | 30/06/2011 à 11:12

Il ne faut pas rejeter en bloc les méthodes du privé : le contrôle de gestion et l'évaluation des politiques publiques sont plus ou moins directement issu de pratiques du secteur privé.
L'instauration de prime variable en fonction de l'évaluation des agents n'est pas de facto une mauvaise chose.
Tout dépend de la manière dont on fait les chose.
Pourquoi devrait-on ne pas s'inspirer des "bonnes" pratiques du privé en les adaptant intelligemment aux spécificités du secteur public.
Et cela ne voudrait pas dire que tout est mauvais dans le management public. Certaines pratiques du public n'ont rien à envier à celles du privé.

Pourquoi donc ne pas garder ce qui marche déjà bien dans le management public et améliorer ce qui fonctionne moins bien en s'inspirant de ce qui marche mieux dans le secteur privé !

Envoyé par MBe | 14/01/2011 à 09:02

la question n'est pas de savoir s'il faut embrasser le diable et donc adopter les méthodes du secteur privé. Elle est, en période de renversement des repères de gestion : finances, compétences, resource humaine, de tracter tout mode de faire, tout processus permettant d'assumer ces renversements. Le secteur privé recelle des approches de gestion financière et d'audit d'roganisation, développe une sensibilité plus grande à son environnement, dont le secteur public doit tirer des enseignements. De même le secteur privé, pourrait utilement s'inspirer des approches de management de la qualité, du dialogue social autour du projet collectif, de la démarche de programmation à moyen terme qui caractérisent l'excellence du secteur public. Voilà pourquoi il faut être finailiste et s'inspirer des autres, pour réussir soi même.

Envoyé par mutante2 | 22/10/2010 à 10:04

Je suis pour que tous les salariés sans exception soient sous les mêmes statuts dans l'égalité du travail pour toutes et tous que ce soit public ou privé d'ailleurs il ne devrait y avoir aucune distinction, le travail c'est le travail .

Envoyé par Anonyme | 04/10/2010 à 14:20

Je pense, pour être passée du public au privé plusieurs fois de suite depuis que je travaille, que le public connait mal le privé et surtout, qu'il a descraintes par rapport à ce qui est véhiculé par les médias à sensation.
Oui il y a des suicides dans de grosses entreprises où le management (type France Télécom) est mal géré, mais globalement, notamment dans les petites entreprises, il y a des trésors de créativité en termes de maangement qui pourrait inspirer le public. Notamments dans les services dynamiques qui ont de sliens avec les entreprises des territoires.
Manager n'est pas diriger ou sanctionner, mais bien accompagner, piloter et faire progresser. Ce n'est pas incompatible avec les missions de service public, bien au contraire. Il faut surtout former les managers quel que soit leur niveau ou leur ancienneté. Car avec les nouvelles générations, manager, que ce soit dans le public ou dans le privé, sera de plus en plus différent.
Un êtr ehumain, qu'il soit fonctionnaire ou salarié du privé est le même. Donc il n'y a qu'une vraie façon de manager. Il ne faut pas confondre avec le management par objectif que même les plus intelligentes boîtes du privé commencent à laisser tomber.
A suivre...

Envoyé par Gina | 04/10/2010 à 12:02

Nous sommes mamagés très souvent pas des personnes n'ayant plus aucun contact avec la réalité du terrain, restant sur leurs nis douillet et fonctionnant par rapport à leur êtat d'ame.
Il leur manque la formation, les mises en cause ne les concerne pas et la mise à jour de leurs mode de fonctionnement ne leur passe même pas par le tête0.
C'est très souvent, moi d'abord et le reste "sont tous des cons".
vivement la mise en concurence, le mise en cause et une vraie formetion de mamager. On ne sera que plus performants.


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