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Par Karine Michel Le 03/02/2009 - Pas encore de commentaire |
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"Dès que les enseignants décident qu'ils feront grève, ils en informent les familles 48 heures à l'avance, comme le prévoit la loi, et leur demandent si elles sont intéressées par un service d'accueil. Ainsi, en fonction des besoins réels, les communes rurales organisent ou non un service d'accueil. Cela nous évite de monter des usines à gaz pour personne", telle est la proposition de Vanik Berberian, président de l'Association des maires ruraux de France (AMRF), au sortir de son entretien avec le ministre de l'Education nationale. Un tel dispositif aurait l'avantage d'accorder plus de souplesse dans l'application d'un service minimum d'accueil (SMA) qui fait toujours couler autant d‘encre.
Cette même adaptabilité est réclamée par Michel Destot, président de l'Association des maires des grandes villes de France (AMGVF), qui assure que 68 % de ces villes rencontrent des difficultés notamment parce que les grèves touchent leurs personnels. Prenons le cas de Lille : la ville comptait sur 80 animateurs pour assurer le SMA mais a vu ce chiffre réduit à 45 du fait des grévistes et des refus de participer au SMA. Cette souplesse anticipatrice permettrait également d'éviter la mobilisation d'un trop grand nombre de volontaires pour trop peu d'enfants inscrits. A Strasbourg, 200 enfants ont été inscrits alors que 217 agents s'étaient portés volontaires, ce qui aurait permis de garder 4.340 enfants, a fait savoir la municipalité. Autres exemples, à Bar-le-Duc (Meurthe-et-Moselle)seulement deux élèves sur 600 fréquentant des écoles ont bénéficié du SMA, les parents préférant garder leurs enfants chez eux. Besançon avait tablé sur une capacité d'accueil de 350 places mais seuls 48 enfants ont été pris en charge. La plupart des villes qui refusent la mise en œuvre de l'accueil invoque, une nouvelle fois, l'argument de la sécurité. Pour ne citer que deux exemples, c'est le cas de Paris mais aussi de Lens, où le maire Guy Delcourt estime "ne pas pouvoir garantir la sécurité des enfants (...) en devant trouver, en 48 heures, 142 personnes sans aucune possibilité d'enquête de moralité ou de santé". Brest, Clermont-Ferrand, Dijon, Le Mans, Metz, Montpellier, Montreuil, Saint-Denis, Toulouse, Tours, Villeurbanne ont, de même, indiqué qu'il ne leur était pas possible d'assurer le SMA.
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Je trouve que j'ai fait des progrès. Si j'avais eu quinze jours de plus, j'aurais peut-être amélioré mon score |
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