
Interview de François Deschamps par Henri Colomb - Le 20/01/2011
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Les collectivités n'ont plus de marges de manoeuvre en matière culturelle selon François Deschamps, le président de l'association nationale Culture et Départements. Baisse des budgets et des effectifs vont donc se poursuivre en 2011. Mais la réforme des collectivités locales ne lui paraît pas une menace supplémentaire.
François Deschamps est président de l'association nationale « Culture et Départements », mais aussi membre du CLIDAC (Comité de liaison des directeurs d'affaires culturelles des collectivités) qui réunit des responsables des affaires culturelles de villes, de départements et de régions. A titre professionnel, il est directeur des affaires culturelles du conseil général de Haute-Savoie.
Lire également des extraits de son interview.
La crise économique est maintenant bien ancrée dans le paysage français. Qu'est-ce que cela change pour les collectivités en matière de politique culturelle ?
Quelle est la tendance générale en termes de budgets ?
Concernant les personnels, est-ce plutôt régime sec ?
La crise n'est-elle pas l'occasion de remettre à plat l'organisation de la culture en France ?
La crise frappe-t-elle de manière identique les petites et les grandes collectivités ?
La création des conseillers territoriaux va-t-elle provoquer à terme une fusion des services et des budgets ?
L'irruption du numérique dans tous les secteurs culturels change-t-elle la façon de travailler des collectivités locales ?
Sentez-vous une baisse de fréquentation des équipements culturels ?
...et si vous aviez un voeu à formuler pour les politiques culturelles ?
"Les collectivités sont au coeur des enjeux de développement durable"
Bruno Rebelle est né en 1958 à Annecy (Haute-Savoie). Vétérinaire de formation, il participe à la création de l'ONG « Vétérinaires sans frontières », puis travaille comme consultant auprès de diverses organisations internationales : UE, FIDA, WWF International, CARE... En 1997, il devient directeur exécutif de Greenpeace France, puis directeur des programmes de Greenpeace International en 2003.
En 2007, Bruno Rebelle fait partie de l'équipe de la candidate socialiste Ségolène Royal, comme conseiller sur les questions de développement durable, de protection de l'environnement et de solidarité internationale, puis rejoint Europe Ecologie en juillet 2009. Il est aujourd'hui directeur général du cabinet de conseil et de communication en développement durable Synergence.
Il nous livre son regard sur la manière dont les collectivités prennent la mesure de l'enjeu environnemental, sur les politiques environnementales mises en place aux niveaux national et international, et sur l'écologie politique en France et la perspective des présidentielles.
Lire l'interview de Bruno Rebelle paru dans la Lettre du cadre
