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Le célèbre ancien joueur et entraîneur du Racing club toulonnais, qu'il avait mené au titre de champion de France en 1987, a fait la joie des congressistes marseillais avec sa conférence intitulée « L'esprit d'équipe et le management des hommes ». Avec un dynamisme incroyable, il a « mouillé le maillot » pendant plus d'une heure trente devant une salle plénière bondée et assurément conquise.
Sur sa présence aux Assises de l'ingénierie, il explique : « J'ai souvent défendu les couleurs de territoires, de cités. Les ingénieurs sont eux-mêmes des gens missionnés pour défendre leurs territoires ! » Et surtout, il rappelle l'universalité du thème de son intervention, la gestion des hommes : « Dès que tu es avec des humains, il y a un certain nombre de principes, de lois, de valeurs qui gèrent leur mode de fonctionnement. Il reste à défi nir ces valeurs ». Lesquelles apparaissent très vite dans son intervention : « L'ouverture à l'autre, le partage, sont des préoccupations qui conditionnent le reste. » Le partage, donc, et l'action (« il faut se mettre en mouvement pour créer du lien ») comme moteurs d'une bonne gestion d'équipe.
L'homme au bandeau rouge met également en garde ceux qui chercheraient l'uniformité, un « assassinat du collectif », à rebours de sa conception de l'égalité : « une équipe c'est plutôt une complémentarité ; ce n'est pas que [les membres de l'équipe] sont égaux, c'est qu'ils se valent, et ils te valent ».
Au passage, Nicolas Sarkozy et Raymond Domenech en prennent pour leur grade ; personne n'est épargné par les blagues d'Herrero, pas même le public hilare des Assises : « le monde du sport c'est plutôt un monde pubère, juvénile ; honnêtement quand je vous regarde je vois que la jeunesse a été laissée au frigo ! ». Après avoir été légèrement brocardée, l'assistance se voit ensuite flattée par le « sportiftribun » : « on m'a dit « dans le monde des techniciens, ils sont bien équipés du bocal ! » ». Une flatterie qui amène, un peu plus tard, un conseil : « Dans ta collectivité, apprends à faire des compliments : quand c'est bien, dis-le ! » tonne Herrero, qui affectionne le tutoiement collectif.
Avant de laisser le micro, il rappelle que sans objectif la détermination n'est rien : « Il faut savoir où on va, avoir un projet, c'est la base de l'équipe ». Et même si Daniel Herrero distille ses précieux conseils comme autant de règles de sagesse, il n'en a pas pour autant « le melon », il célèbre l'« humilité » du chef et parsème son discours de blagues qui désamorcent le sérieux du sujet.
D'ailleurs, assure-t-il, « une équipe qui rit est une équipe qui gagne ; une équipe qui ne rit jamais est une équipe qui perd souvent ! ».
Extrait n°1
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Extrait n°6
"Les collectivités sont au coeur des enjeux de développement durable"
Bruno Rebelle est né en 1958 à Annecy (Haute-Savoie). Vétérinaire de formation, il participe à la création de l'ONG « Vétérinaires sans frontières », puis travaille comme consultant auprès de diverses organisations internationales : UE, FIDA, WWF International, CARE... En 1997, il devient directeur exécutif de Greenpeace France, puis directeur des programmes de Greenpeace International en 2003.
En 2007, Bruno Rebelle fait partie de l'équipe de la candidate socialiste Ségolène Royal, comme conseiller sur les questions de développement durable, de protection de l'environnement et de solidarité internationale, puis rejoint Europe Ecologie en juillet 2009. Il est aujourd'hui directeur général du cabinet de conseil et de communication en développement durable Synergence.
Il nous livre son regard sur la manière dont les collectivités prennent la mesure de l'enjeu environnemental, sur les politiques environnementales mises en place aux niveaux national et international, et sur l'écologie politique en France et la perspective des présidentielles.
Lire l'interview de Bruno Rebelle paru dans la Lettre du cadre
